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Contenus libres

Les contenus sont publiés sous licence CC BY 4.0. Vous pouvez les copier, les traduire, les imprimer et les redistribuer, pour vos cours comme pour vos proches, à la seule condition de citer l’ODERSA.

Les glossaires

Les termes que la maison emploie toujours de la même façon, dans les sept langues du site, chacun avec sa source, sa nuance d’usage et son piège. Depuis que ce site embarque une boîte de traduction automatique, le glossaire tient un rôle précis : rester la référence qui ne bouge pas, quel que soit ce que la machine propose au même mot.

Ce qu’est un glossaire ici

Un dictionnaire ordinaire donne un mot pour un mot, hors de toute situation d’emploi ; d’excellents existent déjà, libres et bien tenus, et ce n’est pas ce que ce glossaire refait. Ici, un terme porte quatre choses à la fois, attachées les unes aux autres et jamais séparées : ses rendus dans les sept langues de la maison, sa nuance d’usage (quand l’employer plutôt qu’un terme voisin), son piège (ce qui rate le plus souvent en le traduisant) et sa source. C’est la nuance et le piège qui font la valeur d’une entrée, pas la liste des sept mots qui l’accompagne : une simple liste de rendus ne serait qu’un dictionnaire de plus.

Concrètement, pour qui publie en plusieurs langues : sans une référence de ce genre, le même mot français finit rendu de deux façons différentes sur deux pages voisines, ou sur deux sites de la flotte, parce que deux personnes l’ont traduit séparément, chacune avec l’air d’avoir raison. Le glossaire fixe une fois le choix déjà fait, avec sa justification, pour que la fois suivante n’ait plus à se reposer la question.

Ce rôle a changé de poids depuis que ce site propose sa propre boîte de traduction automatique. La boîte calcule un rendu à l’instant où on le lui demande, à partir de régularités apprises sur des textes qui ne sont pas ceux de la maison : elle ne sait rien d’un choix éditorial que l’ODERSA a fait pour son propre vocabulaire, et rien ne l’empêche de proposer, pour le même mot, une réponse différente d’un appel à l’autre. Le glossaire, lui, ne recalcule rien : un terme y est fixé une fois, sourcé, daté, et il reste ce qu’il est jusqu’à ce qu’une personne le corrige. Ce n’est pas que la boîte se trompe plus souvent qu’autre chose : c’est qu’elle n’a aucune façon de connaître une convention interne qu’elle n’a jamais vue. Le glossaire est précisément l’endroit où cette convention est écrite. Un exemple réel suit plus bas, avec « Erreur ».

Comment un terme entre

Un point d’honnêteté, parce que c’est la règle du projet entier. Les rendus par langue ne sont jamais inventés ni sortis d’un traducteur automatique, pas même de la boîte de ce site : ils sont pris tels quels dans la mémoire de traduction, c’est-à-dire dans des sites de l’ODERSA déjà en ligne, où ce même mot a déjà été employé et publié. En coulisse, chaque entrée du glossaire reste reliée à l’entrée de mémoire dont son rendu est tiré, pour qui veut remonter à la source première ; voir la mémoire de traduction.

La nuance et le piège, eux, ne se moissonnent nulle part : ils sont un travail éditorial de l’association, écrit en français, terme par terme, et personne d’autre ne les fournit tout faits. La nuance dit quand employer ce terme plutôt qu’un terme voisin ; le piège dit ce qui rate le plus souvent quand on le traduit, qu’il s’agisse d’un faux ami, d’une longueur qui déborde un bouton, d’un registre qui détonne, ou d’une règle de la maison elle-même. Toutes les entrées n’en portent pas : certaines n’ont simplement rencontré aucune confusion réelle.

Un piège n’est pas toujours une question de mot. L’entrée « Langue » du glossaire porte celui-ci, mot pour mot : « Jamais de drapeau à côté de cette étiquette : un drapeau désigne un pays, pas une langue. » C’est la même règle que ce site s’impose à lui-même sur son propre sélecteur de langues.

Ce que la mémoire ne pourrait pas sourcer pour une langue donnée, le glossaire ne l’inventerait pas non plus : un rendu resterait vide plutôt que deviné, quitte à publier une entrée incomplète. C’est la règle qui tient l’ensemble, que les sept cases soient déjà remplies pour un terme donné ou non. Une supposition qui a l’air juste est, mot pour mot, ce qu’une boîte de traduction produit par construction : c’est exactement ce que le glossaire refuse de faire.

Quand le mot à mot échoue : quatre termes réels

Voici des entrées telles qu’elles vivent dans le glossaire aujourd’hui, choisies parce que chacune montre, d’une façon différente, pourquoi rendre un terme mot à mot produit un résultat plausible et faux.

« Erreur »

Le français dit « Erreur ». Interrogée sur ce seul mot, sans le contexte de la maison, une boîte de traduction répond très vraisemblablement par son cognat le plus proche : « Error ». Ce n’est pourtant pas ce que sert le glossaire.

Le terme « Erreur », tel que le glossaire le sert dans les sept langues de la maison
LangueRendu
FrançaisErreur
EnglishMistake
EspañolError
العربيةخطأ
हिन्दीगलती
বাংলাভুল
简体中文错了
Nuance
L’anglais que la maison publie est « Mistake », pas « Error » : la nuance précise que ce terme désigne la faute de la personne qui apprend, dans un exercice, jamais la panne d’un programme.
Piège
Le piège le dit sans détour : « L’anglais servi est Mistake, pas Error, et le chinois 错了 est une réaction, pas un état. Pour la panne, la mémoire porte « Signaler une erreur », où l’anglais redevient error. »
Source
AVANT LES SECOURS, un site de la flotte où ce choix a déjà été publié et vérifié.

Trois autres, en bref

Trois entrées de plus, condensées, pour montrer que ce défaut ne tient pas à une langue en particulier.

Trois autres termes du glossaire, et ce qui piège leur traduction
Terme English العربية हिन्दी Ce qui piège
Poids Size الحجم साइज़ Aucune des six autres langues ne parle de « poids » : un calque du français donnerait un contresens dans les sept.
Statut Status الحالة स्थिति Le faux ami le plus coûteux du glossaire : cet intitulé de pied de page dit l’état d’une chose, jamais les statuts déposés d’une association.
Traité localement Processed locally عولج محليا यहीं पर प्रोसेस हुआ La promesse centrale de ce site, fixée une fois dans les sept langues pour ne plus varier d’une page à l’autre.

« Traité localement » n’est pas choisi au hasard : c’est la mention même par laquelle ce site peut dire, dans chacune des sept langues, ce que fait sa propre boîte de traduction. Le glossaire la fixe une fois pour que cette promesse s’écrive pareil partout où la maison la répète.

Consulter un glossaire, et le réutiliser

Chaque langue a son fichier, à l’adresse /api/v2/glossaires/{langue}.json. Le fichier d’une langue est la vue depuis cette langue : ses entrées sont triées par le terme dans cette langue précise, mais chaque entrée porte quand même les sept rendus, pas seulement le sien. Aujourd’hui, 7 langues sur sept ont déjà leur fichier écrit. Le format exact des champs, les adresses complètes et la façon d’appeler l’API sans écrire de code sont documentés une seule fois, sur l’API : cette page-ci ne les recopie pas.

Information

Les glossaires se lisent sans compte et sans clé, en simple lecture : n’importe qui peut appeler ces adresses. Ils sont publiés sous licence CC BY 4.0, comme le reste des données de ce site.

Les conditions de réutilisation, et la façon de citer l’ODERSA correctement, sont détaillées sur licence, et comment réutiliser.

Les cinq domaines couverts

Cinq domaines, et pas davantage pour l’instant : l’interface (les mots d’un bouton, d’un menu, d’un formulaire), la vie associative (les mots d’une structure loi 1901, de ses instances, de ses statuts), l’éducation (les mots d’un cours, d’une évaluation, d’un support pédagogique), les données (les mots d’un jeu de données, d’une licence, d’un format) et le juridique (les mots des mentions obligatoires, de la confidentialité, de l’accessibilité).

Ce que cela ne couvre pas : un vocabulaire médical, un jargon technique étranger à ces cinq domaines, une expression familière ou régionale, un nom de marque ou de produit. Un terme hors de ces cinq domaines n’a pas sa place ici, même bien traduit : mieux vaut un glossaire étroit et tenu qu’un glossaire large et approximatif.

Trois choses qui ne se mélangent pas : le glossaire, le dictionnaire, la boîte

Trois pièces de ce site portent du texte en plusieurs langues, et elles ne se substituent jamais l’une à l’autre.

Trois pièces de ce site, trois natures distinctes
Ce que c’estD’où ça vient
Le glossaire Un terme fixe, sa nuance, son piège. La mémoire de la flotte, plus un travail éditorial humain. Jamais une sortie de machine.
Le dictionnaire Une phrase entière, en situation. Des phrases écrites et traduites par des humains, chacune avec son auteur et son identifiant à la source.
La boîte Un rendu calculé pour le texte qu’on lui donne, à l’instant où on le lui demande. Un moteur statistique, dans le navigateur. Sa sortie se déclare elle-même comme machine, sans exception.

Une phrase du dictionnaire n’est pas un terme de glossaire : elle porte une situation entière, pas un mot isolé fixé pour toutes les situations. Et aucun des deux n’est une sortie de machine : la boîte déclare la sienne pour ce qu’elle est dès qu’un résultat s’affiche, sans détour, précisément pour qu’on ne la confonde jamais avec un rendu qu’une personne a choisi et sourcé. Voir le dictionnaire de phrases humaines et la boîte de traduction.

Ce qui manque encore

Les glossaires sont en cours de constitution, terme par terme, et cette page reste vraie avant le premier terme publié comme après le millième. Aujourd’hui, le glossaire compte 118 termes.

Un terme qui manque, une nuance mal posée, un piège qui mériterait d’être plus précis : cela se signale et se corrige. Voir contribuer.

Aller plus loin